Au fil des années, son activité s’est affirmée, l’explosion du tourisme dans les années 1950 a contribué à sa spécialisation. Il a laissé de côté tous les travaux relatifs à l’agriculture pour se consacrer à la ferronnerie.

Sa passion : transformer par le feu et la « forge » une barre de fer en un objet précis.

Les outils de pêche :

  • salais (anguilles)

  • pigouilles (soles, …)

  • foëne ou« fougne » (pour déloger les crustacés sous les rochers)

  • sabre (pour la pêche dans les écluses)

  • et différents« crochets» et autres couteaux à palourdes.

Les outils de pêche
Une grille en fer forgé, une des derniéres oeuvres de Jojo

L’explosion des constructions de résidences secondaires, dont les propriétaires, aisés en général, exigeaient des originalités  : c’est ainsi qu’une simple penture droite (pour tenir les volets) se transformait en une ferrure travaillée dont l’extrémité représentait une fleur de lys, une queue de poisson, un cœur

Certains clients exigeaient même que le volet soit garni de chaque côté (les ferrures étant extérieures, elles n’apparaissaient plus lorsque le volet était ouvert…).

Des pentures

Pour exécuter ce travail, il y avait la forge, bien sûr, mais ce dont il était fier, c’était son ENCLUME et quelle enclume !

Comment était-elle arrivée là ?

Sans doute par l’intermédiaire d’un ancien employé de I’ Arsenal de Rochefort (fermé en 1926 et qui datait de Vauban). Les autres outils furent sans doute dispersés.

L’enclume, quant à elle, pèse 500 kgs. Il a fallu l’amener jusqu’à Ars par les moyens de transports existants avant 1940. C’est donc en bateau (une pinasse) qu’elle fut chargée sur la Charente pour accoster au port d’Ars. Là ne fut pas le plus compliqué, mais le transport jusqu’à la forge sur un chariot qui menaçait de s’effondrer à chaque cahot.

Voilà l’enclume à sa place et elle y est encore aujourd’hui !!

Les voisins ne se plaignaient pas du bruit des coups de marteau raisonnant harmonieusement à un rythme établi: plusieurs petits coups suivis d’un grand coup pour marteler le fer rouge.

 

L'enclume

Les chantiers n’étaient pas toujours à Ars.

C’est aux Portes en Ré, de la Rivière à la Patache, que les nouveaux estivants achetaient des terrains pour y construire leur résidence secondaire.

Mais voilà, Papa n’avait ni permis de conduire, ni de voiture évidemment. Ses collègues (menuisiers, peintres) emmenaient le matériel de leur atelier à la forge, puis ils se chargeaient de les retransporter sur le chantier !!!

L’entraide existait. Il ne lui restait plus qu’à emporter« la boîte à outils» dans la remorque accrochée à son vélo … remplacé plus tard par un Solex

Il avait aussi un autre moyen de locomotion : je me souviens d’un chantier à la Patache (Maison SADOC). Le plus court trajet pour s’y rendre étant le chenal : nous (il m’avait emmenée) étions partis dans une « plate » à la rame pour s’y rendre, au rythme de la marée!!!!

Une journée de travail, mais aussi le plaisir de naviguer.

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