HERAUDEAU Gabriel Augustin.

 

 

Gabriel Augustin naît le 18 février 1890, rue des Bardons, à Ars.

 

 

Son père est cultivateur rue des Bardons. Il épouse, en 1889, Marie Elisabeth Neveur.

Gabriel Augustin est enfant unique.

 

 

Après sa scolarité, il ne passe pas son Certificat d’Études Primaires.

Situation Militaire

RM 1387

N° 3 sur la liste du Conseil de Révision de 1910, il est déclaré « bon pour le service ». Il est incorporé le 10 octobre 1911 au 100ème Régiment d’Infanterie à Tulle.

Il est libéré le 8 novembre 1913 comme soldat de 1ère classe avec un certificat de bonne conduite.

Le 100ème RI à Tulle Photo La Montagne

Faits de guerre

Huit mois après, c’est la mobilisation générale. Il est rappelé le 2 août 1914 et incorporé au 6ème Régiment d’Infanterie à Saintes.

Les trois bataillons du 6ème R.I. quittent Saintes le 6 août 1914. Le 8 août, ils cantonnent près de Toul.

Du 9 au 17 août, le Régiment exécute des marches d’entraînement autour de Toul. La chaleur est intense, les brodequins sont neufs et les réservistes manquent d’exercices. On entend le canon de Pont à Mousson !! Le 18 août, départ pour Fourmies.

 

La menace allemande se précise sur la Belgique. Le 21 août, le 6ème R.I. entre en Belgique et cantonne à Beaumont. Le 23, c’est le premier contact avec l’ennemi. Il s’engage dans les combats de Somzée puis le 24 août à Walcourt. Mais cette résistance n’a pour but que de faciliter le décrochage de la Division à laquelle appartient le 6ème R.I. Le 25 août, c’est le début de la retraite jusqu’à Provins.

La retraite, c’est marcher de jour et de nuit avec la population qui fuit l’invasion, traverser des villages en sachant que les allemands les pilleront.

 

Le 29 au matin, c’est la bataille de Guise. La retraite continue jusqu’au 5 septembre. La Marne est franchie à Dormans, mais malgré la fatigue et l’incertitude, la confiance n’est pas perdue.

 

Le 6 septembre parvient l’ordre de la reprise de l’offensive. Le 7, l’ennemi bat rapidement en retraite. La vue des maisons pillées et saccagées, le contact avec la population terrorisée, sont des stimulants puissants.

 

Le 10 septembre, la Marne est refranchie à Château-thierry, le 13, l’Aisne est atteinte à Pontavert. Les allemands tiennent tête avec leur artillerie lourde. Les nouveaux gros projectiles obligent les armées à s’enterrer.

ww.mairie-chateau-thierry.net

Le 15 septembre, l’ordre est donné d’empêcher tout débouché des allemands sur la rive gauche de l’Aisne. La consigne est de « tenir jusqu’au dernier homme ». La section de mitrailleuses tient Gernicourt et le pont sur l’Aisne. Les autres compagnies sont face à Berry-au-Bac. Les allemands, qui veulent passer, bombardent très violemment les lignes françaises.

Gabriel Augustin Héraudeau est tué à Berry-au-Bac, le 15 septembre, en tenant sa position face à l’ennemi.

Secteur de Berry-au-Bac

Son corps a pu être retrouvé. Gabriel Augustin est inhumé, après la guerre, dans la Nécropole Nationale de Berry-au-Bac dans l’Aisne, dans une tombe individuelle n°279, à côté de 3932 autres soldats français.

Lu dans le Soldat Rétais : « Tombé au Champ d’Honneur : Héraudeau Gabriel, classe 1910, soldat de 1ère classe du 6ème de Ligne, tué le 15 septembre à Berry-au-Bac ».

 

En sa mémoire, son nom est gravé au cimetière d’Ars, son pays natal.

 

Photos DH prises le 21 septembre 2017

Citations et décorations

Documents complémentaires

Nécropole de Berry-au-bac . Photos DH prises le 21 septembre 2017